Halifax et ses environs

Mon premier road trip s’est passé à l’été de mes seize ans. Rien de moins. J’ai été envahie de bonheur en découvrant et savourant le mot LIBERTÉ!

Je me suis rendue en train à Halifax, NS. en parcourant une distance de 1035 km pour l’aller et le retour, pour une belle et longue durée de 22 heures. Ça permet beaucoup de temps pour dormir, marcher entre les wagons et regarder le paysage.

Les départs de Québec se font
en soirée et l’arrivée à Halifax vers 17 h le lendemain. 

Je suis restée deux mois à Halifax, pour une immersion anglaise à la prestigieuse
Dalhousie University où j’ai été reçue membre de lOrdre de Bon Temps fondé par Samuel de Champlain en 1606.

Quelques aventures pendant cet immersion dont une sortie en mer à bord d’un voilier a été surprenante et savoureuse, c’est à ce même port, celui d’Halifax que j’ai appris l’existence du Bluenose II, et dont j’ai eu le privilège de visiter avec grande attention. Le Bluenose II est en fait la réplique de l’emblématique Bluenose (celui qu’on retrouve sur les pièces de 10 cents).

Pour une fringale, une découverte que vous n’oublierez absolument pas (moi j’y pense encore après toutes ces années) il faut absolument s’arrêter chez Johnny K’s Authentic Donairs pour savourer leur spécialité : l’authentique donair, totalement délectable, ne se trouve seulement qu’à Halifax.

Envie d’une promenade,
rendez-vous au Halifax Public Gardens People’s Garden’, un ravissant jardin de style Victorien datant de 1836.

Crédit photo : Halifax Public Gardens

Crédit photo : Halifax Public Gardens

Jardin citoyen-urbain en plein coeur d’Halifax, magnifique et accueillant, je me faisais un plaisir de m’y rendre régulièrement pour nourrir les oiseaux et déjà l’Amour des fleurs et des jardins m’attirait.

J’ai marché, beaucoup marché, de ma résidence Shirreff Hall jusqu’à Crystal Crescent Beach Provincial Park. Périple audacieux de 34 km, j’avais, du haut de mes seize ans évalué que cette distance me prendrait moins d’une heure. Parti au lever du soleil, j’atteignis ce joli croissant de plage vers 11 heures. Aussitôt arrivée, je me lançai dans les vagues en jouant au Frisbee avec le vent, plaisir solitaire auquel j’étais totalement  complice avec le vent et l’eau. 

Épuisée de tant d’efforts physiques, je me suis allongée sur le sable et endormie au soleil. Ce soleil de midi grilla ma peau sans que cela me réveille. Vers 17 h, les grelottements
. Déshydratée, je n’y comprenais rien. Ma peau avait pris la couleur du homard, ROUGE VIF, tellement, que les vacanciers se moquaient de moi en me nommant « lobster« . J’ai senti honteusement qu’une insolation provoque de la fièvre et des grelottements.  Expérience très douloureuse sur la plage et les jours suivants, ah! si jeunesse savait. Ma mère aurait dit: « mets de la crème, mets de la crème et ton chapeau ».

C’est un groupe de motards qui me ramena à ma résidence, retour désagréable, souffrant. Plusieurs jours d’isolement et de soins infirmiers m’ont obligée à garder le lit.

Mais grâce à ces vaillants motards, et pour me faire plaisir et me remonter le moral, ils sont revenus me chercher la semaine suivante pour me faire découvrir l’emblématique Cabot Trail en Harley-Davidson (assise derrière, vous l’aviez deviné).

Un décor de brume nous accompagnait, les effluves de bord de mer nous ennivraient. Les 300 km de route bien assise sur cette bécane ont tôt fait de me rappeler que mon coccyx n’était pas préparé à cette aventure sur deux roues sillonnant l’Île du Cap Breton.

Durant mon été, je me suis aussi rendue à Lunenburg (site du patrimoine mondial) où j’achetai mon premier trésor de mer. La gentille personne qui tenait boutique m’expliqua qu’un artiste des environs burinait l’étoile au centre ce cet étrange caillou. J’appris avec les années et par mon métier d’artiste-formatrice en art de la nature que ces points sont créés par l’animal lui-même et qui est en fait son organe respiratoire. J’ai toujours gardé chez-moi cet étrange caillou de Lunenburg, souvenir si précieux.

Cette aventure en Nouvelle-Écosse a semé en moi mes trois passions qui me collent à la peau depuis: le road trip, la photographie et la découverte des trésors de bord de mer. Je suis reconnaissante et je dis « Farewell to Nova Scotia…. » 

J’y suis retourné trois fois depuis, mais il y a bien longtemps déjà. En 2020, j’avais planifié et payé mon voyage pour ma présence à des festivals et y exposer mes œuvres. Pandémie oblige, je reviendrai bientôt!

3 réflexions sur “Halifax et ses environs

  1. J’ai beaucoup aimé lire ce récit d’aventures et de découvertes! On s’y croirait! 🙂

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  2. alegare@andrelegare.com

    Toujours intéressant de te lire.
    À bientôt!
    André L.

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