L’Acadie toute en couleurs

Jour 1 Road trip – Sur la route

Donair à Miramichi – 672 km

À chaque road trip, je planifie des restaurants à l’avance, en fait, soit ceux qui m’attirent par leur menu, un plat en particulier soit par leur localisation géographique avec mon itinéraire ou par la beauté du lieu extérieur. Dans mon récit sur Halifax, j’ai décris mon bonheur lors de la découverte des fameux donairs que je n’ai jamais retrouvés ailleurs, la recette des donairs est plutôt celles des gyros. Voilà le début de mon aventure passant par Rivière-du-Loup, la 85, la 2 et la 108.

Cette dernière route, la 108, je ne l’ai pas du tout appréciée. Aucun accotement, beaucoup de camions de chargements de bois et de plus, j’entrai dans un vilain orage sur 200 km. Pas agréable et pas du tout sécuritaire, j’essayais de ne pas penser à une panne de voiture et au mieux, me concentrer sur mon donair.

Vers midi, je dînerai à Miramichi au AJ Lagman Donair and Filipino Cuisine. Souhaitant que ce resto Philippin en bord de route offre la recette d’un donair tant espérée. J’aurai aussi le choix d’un menu offert par le propriétaire Philippin. Je ne peux résister au choix du donair accompagné de frite à la manière de son pays. Je suis agréablement ravie, un vrai de vrai donair. Quel délice! Le propriétaire aussi heureux de savoir que j’avais choisi son resto de Québec.

Maintenant direction Cap-Lumière en bord de mer à une petite heure de route, où j’y passerai 8 nuits en camping. Voyager seule, apprendre le silence. S’émerveiller de tout, tout.

Très chaleureux accueil de l’Acadie. Belle, très belle. Je suis bien. L’Acadie est belle et fière!!
J’installe mon campement dans un sous-bois du Camping Cap-Lumière sur la route 505 en bordure de l’océan. Cap-Lumière est l’autre nom de Cap-de-Richibouctu avec ses quelques 1060 habitants. À part le camping, le quai de pêcheurs, son phare, sa plage et son unique restaurant La Vue du Cap Canteen, c’est à la coop de Richibucto-Village qu’on peut y faire quelques achats de nourriture et d’essence.

Conrad, le propriétaire du camping est aux petits soins pour l’arrivée de la nouvelle aventurière. Organisation d’entrée de l’eau et d’électricité…tout est prêt. Il fait chaud, le soleil est radieux, deux Corona soutiendront ma soif pendant mon installation. Une agréable marche à la plage du camping, un petit goûter léger, une jasette au téléphone avec ma maman qui se réjouit d’avoir des nouvelles de sa tite Julie et n’en revient pas qu’on puisse se parler gratuitement et en bord de mer. Ah! cette petitte machine dit-elle!

Et vient le moment du dodo tant souhaité en cette nuit douce au son des insectes nocturnes et surtout sans moustique.

Jour 2 Road trip – L’Acadie célèbre

Ce lever du jour exceptionnel! un bon café cow-boy et me voilà de nouveau à la plage à quelques pas de mon campement. Petite plage magnifique, propre et intime. Observation des oiseaux marins, des nuages, des vagues, ressenti du vent, du sable entre les orteils. Photographie et cueillette de trésors de la mer…Le phare du Cap de Richibucto, phare fédéral en forme de salière, construit en 1864 est encore en service mais fermé aux visiteurs, surplombe cette petite plage.

Retour au campement, déjeuner et lunch pour la journée et quelques Corona pour aller découvrir la longue plage de 8 km de Cap-Lumière.

Une surprise! un chaton d’à peine 1 an vient vers moi en courant et s’asseoit comme si nous étions copains. Monté sur la table, il s’installe sur ma carte routière et mon livre de bord.

Non sans quelques émotions, je dit aurevoir à ce chaton pour me rendre à la plage situé à moins d’un kilomètre en voiture. Un peu loin à pied avec tout mon bagage de la journée: parasol, couverte, glacière, caméra.

Encore une fois, ravie de mon choix d’itinéraire et du lieu géographique. La plage de Cap-Lumière est parfaite, comme je les aime. Sauvage, propre et baignée d’une mer chaude. Endroit idéal pour de belles rencontres avec les locaux qui promènent leur chien. Cette plage n’est pas identifiée, il y a un accès par un chemin de sable et un petit stationnement juste au bout de la route 505, après les quais de pêcheurs. Pas de toilette ni de surveillance de la baignade et pas de service de restauration. Rien, juste le bord de mer, c’est parfait!! Une plage parsemée d’estrans lors des basses eaux est idéale pour les enfants.

En arrivant au fond du petit stationnement, il n’y avait qu’un gros camion noir. Surprise encore, un gros chien aboie en venant vers moi. Il veut m’effrayer ou quoi?! Personne sur place, nous sommes seuls lui et moi. Je regarde le chien et lui crie de ma voix la plus puissante « aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieeeeeee ». Ouais, ça fonctionne. Ce gros chien s’est assis à côté de moi pendant que je ramasse mes bagages et m’accompagne à la plage.

Une dame marchant sur la plage vient vers moi et me dit gentiment: mais c’est mon chien, il n’a jamais fait ça s’éloigner de moi et rester avec une inconnue. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois à cette plage et le chien était toujours heureux de me revoir.

Le soir venu je me cuisine un agréable souper au campement: hamburger de légumes et petit verre de rosé. Et hop! une petite marche dans le camping pour aller admirer le lever de la lune à la petite plage. Mais de la musique dans le chalet du camping m’interpelle. Ça fête en Acadie, oohla! Nous sommes le 15 août, c’est la fête des Acadiens. Un karaoké bien animé avec des touristes et des Acadiens. J’ai bu du rosé (toute ma bouteille). Chanter, danser, fausser, rire, merci l’Acadie et bravo à Conrad et Lyne proprio. J’ai été accueillie dans une grande famille!

Puis, un fireworks éblouissant, wooow! Je n’avais jamais été si près, juste au-dessus de moi! Incroyable! En bord de mer, adossée au phare, je suis stupéfaite. Ce spectacle éclaté de formes et de couleurs est offert pour l’anniversaire du proprio du camping. Intense. Pas de photos, ni de vidéos, c’est le moment présent.

Je suis retournée à mon campement heureuse, très heureuse, en titubant juste un peu. Rare que mon état est alcoolisé. Au moment de me coucher, je ne sais pas à quelle heure mais la pluie s’est fait intense.

Hmmmm, ça dort tellement bien.

Jour 3 Road trip Pays de la Sagouine

Pluie et bruine en matinée, je reste au campement. Dormir, lire mon auteur préféré Jacques Poulin ainsi que mon livre de bord et ma carte routière. J’adore! Un feu dans une vieille jante d’automobile comme il y en a souvent dans les campings et qui ne s’est pas éteint malgré la pluie. Le chat noir et blanc est revenu et a fait la sieste emmitoufflé avec moi.

Tout est parfait. Mon campement a résisté à cette pluie qui s’est terminée vers midi.

Il me tarde d’aller au Pays de la Sagouine. Je ne suis pas attirée par les attraits touristiques de masse et un préjugé quétaine me titille.

Lunch préparé, caméra chargée, je n’ai que 30 km de route. J’irai directement voir la célèbre dame et son pays, et reviendrai avec un arrêt au Irving Eco-centre, la Dune de Bouctouche.

Et bien me voilà arrivée, sous un ciel sombre. Peu de voiture dans l’immense stationnement. Il est 14h et la gentille dame à l’accueil me laisse entrer gratuitement, le site ferme à 16h. Le coût d’entrée par adulte est 22.50$. En passant la boutique et la section sur l’histoire d’Antonine Maillet et Viola Léger, je suis sous le charme. Vraiment. Et que dire des sentiers, des personnages, des maisonnettes et de l’animation, invitant et captivant. Il y a un homme à la barbe blanche qui se berce, je ne peux m’empêcher de lui avouer mon coup de coeur. Il me charme en me disant que je suis une belle âme. Rien de moins.

Tout est attirant, tout est beau et harmonieux. En continuant ma descente des sentiers, je me dirige à la passerelle de bois me reliant à l’Île-aux-Puces (Pays de la Sagouine). Mignon et un peu féérique, je me sens complètement ailleurs, comme une petite fille qui s’en va au pôle Nord rencontrer le Père Noël et ses rennes.

Cette température tristounette m’enchante tout de même, peu de touristes et d’agitation.

L’Île-aux-Puces est parfaitement bien habitée par ses personnages et ses maisons colorées. Une magnifique salle de spectacles (le hangar) avec un toit mais sans mur, où des musiciens et comédiens aux couleurs et sonorités acadiennes m’ont fait danser et chanter.

Un phare et son coin de pêcheur, le bootleggeux bien centré. Les accessoires intérieurs des maisons sont sublimes et placés avec un grand soin. Tout semble vivant, je suis vraiement heureuse de tout cette ambiance. BRAVOOOOO!!!!!

Lexique acadien 1

Le Pays de la Sagouine a célébré ses 30 ans d’existence en 2022. Depuis son ouverture, il a accueilli plus de 1,5 million de visiteurs. 2

Sources 1-2: Le Pays de la Sagouine

Bien agréable tout ça, il est 16h et le site ferme. Je reprends la route sous un ciel menaçant, direction les Dunes de Bouctouche à une dizaine de kilomètres plus au nord.

Ces dunes protégées longues de 12 km, et une promenade de bois surélevée et sinueuse sur plus de 2 km invite à l’observation des lieux et les panneaux de vulgarisation de la faune et de la flore sont très bien conçus. Mais, il fait froid, très froid, le vent frappe fort et le fond d’air est un peu plus humide, c’est pas agréable. Je prends quelques photos souvenirs dans la hâte, j’ai froid. Je retourne au campement me réchauffer. Aux Dunes, tout est fermé.

Jour 4 Road trip – Plages

Aujourd’hui, je me dirige à une heure de route au sud de mon campement. Je prends plaisir à rouler par le bord de mer, contemplative des baies, des anses et des marais. J’adore…il fait beau et le soleil m’accompagne.

Journée de plages touristiques avec un arrêt à Pointe-du-Çhêne. Petit quai avec location de sports motorisés et pêche en bateau. Boutiques, bistros et phare.

Parc provincial Parlee Beach, suis contente d’y passer une partie de ma journée.

Être seule parmi des centaines de familles heureuses (minimum de 8 personnes) c’est très spécial! Bain de foule de vacanciers. Et pourtant c’est beau! Les vacances, le bonheur, la plage, c’est une journée d’observations et de ressentis avec la société heureuse.

Dans cette région du sud-est de la route du littoral Acadien on y parle le chiac, c’est doux à l’oreille. Une variété de dialecte français-acadien aux accents bien distincts que même les autres locaux des régions avoisinantes ont de la difficulté à bien saisir ce mélange harmonieux issus de mots anglais-français et algonquins.

Asteur qu’ej cher sa, ej’y pensra probably au diferan. – Maintenant que je sais, je vais probablement y penser différemment. 1
Source 1: https://fr.wikipedia.org/wiki/Chiac

La plage est splendide pour se rafraîchir. Je marche dans la mer plusieurs centaines de pas pour en arriver aux épaules. Pas dangereux, pas de ressac, surtout pas.

Elle est bonne cette mer salée, elle est jolie avec ses petites dunes en bord de plage.

Puis, je suis aller manger un fish and chips à la terrasse Quai Aboiteau Wharf Restaurant and Bar à la plage de l’Arboiteau beach. Directement sur le quai de pêcheurs, la poissonnerie en bas et le resto-bar à l’étage supérieur. Fraîcheur de la mer!!

Un coucher du soleil aux couleurs nostalgiques, je reprends la route pour mon campement.

Je suis maintenant seule au camping dans la partie des tentes…j’ai toujours près de mon lit mon bâton de baseball de mes 10 ans et mon vaporisateur de poivre dans mon sac à dos. Juste au cas!

J’ai remarqué que dans la section des VR lorsque je marche, presque qu’à chaque emplacement les gens écoutent que de la musique acadienne. Pas trop forte, chacun respecte son voisin. Une ambiance musicale dont je ne me lasse pas. Les Acadiens sont fiers de leurs racines, de leur patrie et de leur musique.

Jour 5 – Road trip – Cap et Cape

J’avais envie de découvrir la partie sud du littoral acadien à la limite de l’ÎPÉ.

Cape Spear, Cap-Tourmentin et la réserve nationale de faune du Cap-Jourimain à 1h30 de route de mon campement. Je prendrai l’autoroute 11 et la 15 puis la 960 qui longera l’océan et ses falaises. Je n’ai pas fait de recherches ni de lectures pour cet itinéraire, la découverte sera au menu de la journée.

Je m’attendais à des vues panoramiques du haut des falaises par la 960, les endroits portent bien le nom de Cap et Cape. Déçue, peu ou pas d’accès à l’océan et aucun village, aucun restaurant, boutique d’art local et pas d’endroit pour marcher et observer, que la campagne.

J’ai fait un arrêt à la réserve nationale de faune du Cap-Jourimain, je souhaite dîner à son restaurant (malheureusement fermé). Ce n’était pas non plus planifié ça, je n’ai pas de lunch, il est 15h, j’ai faim. Les barres tendres seront bien appréciées.

La réserve nationale de faune du Cap-Jourimain est situé en partie en-dessous du Pont de la Confédération et offre pleine vue sur cette gigantesque structure architecturale de 12,9 km. C’est le plus long pont au-dessus d’une étendue maritime prise par les glaces dans le monde. Vous imaginez!

Une petite marche en forêt pour me rendre jusqu’au phare de Cap-Jourimain, il a été déplacé à l’intérieur des terres 4 fois depuis sa construction en 1869, l’érosion le menace toujours.

Puis, un arrêt à Murray Beach Provincial Park, qui n’en valaient pas la peine ni la plage minuscule ni le camping situé sur un plateau au gré des vents.

Une journée un peu décevante pour mes envies de Cap et Cape, une déception tout de même assez rare dans mes voyages. L’aventure…

Retour avec le coucher du soleil et dodo.

Jour 6 Road trip – Tempête en bord de mer

Ce matin, je me suis réveillée à 5h. Admiration du discret lever du soleil derrière un mur de nuages de tempête. Marche et cueillette de coquillages sur la plage privée.

Je désirais aller à Moncton aujourd’hui pour observer le mascaret.

Mais l’idéal avec cette tempête qui s’annonce avec les vents forts et qui sera présente pour 24 heures, je dois solidifier mon campement. Je dois rester au sec, tant dans la partie table-cuisine-lecture, que dans la tente elle-même. Je ne souhaite pas dormir sous l’eau et dans l’humidité, et j’aime bien pouvoir profiter de mon installation sans être coincée seulement dans la tente.

Vents dominants constants à 36 km/h et bourrasques à plus de 50 km/h. En camping, en bord de mer, ça se ressent. Ça, c’est de l’aventure.

Les toiles tendues, les cordes serrées au mieux. Il ne faut pas que la toile fasse de poches d’eau. Pas d’infiltrations dans la tente non plus. J’ai dû ajouté un mur avec une autre toile.

J’avais choisi un emplacement dans un sous-bois afin de briser les vents et utiliser les arbres comme soutien aux toiles.

Je me suis préparé un café réconfortant avec un soupçon de whiskey au miel.

Le chat ne s’est pas pointé les moustaches ce matin, il me plaisait d’être en sa compagnie.

Il est 18h30 et la tempête continue. Je suis au sec. Ça frappe fort, quelque peu inquiétant que mon équipement se déchire ou se fasse arracher.

Je suis satisfaite de moi. Et mon lit surélevé d’un pied me garde au sec.

Un excellent repas camping: tortillas au pesto avec mayo-curry et avocats.

Je suis toujours seule dans ma section tentes au camping ce qui ajoute une étrange atmosphère.

Ah non, le tonnerre maintenant, il fait noir, très noir. J’ose aller me coucher, je suis fatiguée.

Jour 7 Road trip – Bouées et mascaret

Quelle tempête!

Suis rassurée de me réveiller au sec. Tant dans ma tente que sous mon campement. 10h de sommeil, rien de moins.

Je suis à la plage de Cap Lumière dès 7h. Je suis la première à y marcher. Marée basse après la tempête, quelle immense joie de ramasser des bouées échouées, elles s’ajouteront à ma collection de la côte de la Nouvelle-Angleterre et des Maritimes.

J’ai marché pendant 2 km. Le retour à traîner sur le sable ces trésors offerts par l’océan a été hyper satisfaisant mais tout de même éprouvant physiquement. Gourmande de cette richesse, mais il n’y aura pas assez de place dans la voiture, j’en offre quelques unes à Conrad, le proprio du camping, il les ajoutera à son décor.

Puis, direction Moncton pour observer enfin le mascaret sur la rivière Petitcodiac (rivière chocolat). Je me suis installée à l’ombre d’un petit belvédère au parc du Mascaret. Bien préparée pour une vidéo et des photos avec réglage des appareils sur trépieds. Tests satisfaisants. J’attendrai 1h.

Voilà qu’il arrive, et passe devant moi en 1 minute. Une seule vague de chocolat de 2 pieds et demi qui remonte la rivière à 13 km/h. Cette vague, ce mascaret prend sa source à la marée montante provenant de la Baie de Fundy, soit 30 km de remonté. Incroyable!! Phénomène qui se produit deux fois par jour, soit à chaque grande marée.

Quelquefois, des surfers viennent casser la vague avec leur planche, mais pas aujourd’hui.

Plusieurs locaux se sont arrêtés près de moi pour jaser de ce phénomène. J’ai appris aussi avec mes recherches que le mascaret était bloqué depuis 1968 par un pont-jetée. Les Sentinelles de la Petitcodiac se sont attaqués aux compagnies polluantes et aux gouvernements pendant des décennies afin que la rivière reprenne son aspect naturel et viable pour les poissons. Le 14 avril 2010, les vannes du barrage sont finalement ouvertes. Le mascaret reprend vie. 1

1Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Rivi%C3%A8re_Petitcodiac

Je reviendrai au campement me faire un feu. Une tombée de pluie sans vent. Feu éteint et poches d’eau sur ma toile de campement, elle est usée et s’étire par le poids de l’eau.

Je dois aller dormir sans inquiétude.

Jour 8 Road trip – Chorégraphie au quai de pêcheurs

Aujourd’hui, sera une journée de photographies des chorégraphies au quai de pêcheurs de Cap-Lumière. À quelques mètres de la plage, le quai de pêcheurs est très actif. Période du homard attendue de tous. Frais du quai, oh oui!

Ce qui me passionne au moment de la rentrée d’une trentaine de bateaux vers le quai de déchargement, c’est le va-et-vient dans un si petit espace avec tant de bateaux. Les capitaines sont excessivement précis dans leurs manoeurvres que ce soit pour avancer, reculer, se retourner et s’amarrer au quai, les uns autour des autres. Pas un son, pas un cri, aucun signal sonore, aucune corne de brume. Tout cela semble être un chaos organisé. Une chorégraphie particulière. Moi qui a besoin de m’imprégner de l’ambiance des villages de pêcheurs et de leur beauté architecturale et paisible, c’est à Cap-Lumière que je vis pour la première fois, une chorégraphie de bateaux de pêcheurs.

Je me laisserai charmer par une petite balade en voiture en bord de mer pour capturer des clichés bien à mon goût.

Cap-Lumière m’a inspiré par son nom lors de ma planification de ce road trip. Cette lumière, je la ressens, je la vis. Il y a ici une harmonie entre les Acadiens, un accueil des plus chaleureux pour les étrangers et la beauté des lieux et le respect de la vie est inspirante, relaxante et lumineuse!

Jour 9 Road trip – Péninsule acadienne

Voilà, je quitte Cap-Lumière pour remonter au nord vers la péninsule acadienne. Je m’y plaisais beaucoup ici et je crois que je reviendrai…j’ai manqué de temps pour Hopewell Cape et Cape Enragé que j’ai oublié lors de mon escapade de Cap et Cape.

Au camping, il y a une toute petite boutique de souvenirs, un échange cordial entre leurs services et quelques unes de mes oeuvres. Ravie de laisser ma signature d’artiste ici.

La Route du Littoral Acadien est un super beau road trip de 750 km de Aulac au sud-est à Grande Anse au nord-ouest et comprend la péninsule acadienne qui elle tient ses limites géographiques de Bartibog Bridge près de Miramichi à Baturst au nord dans la Baie des Chaleurs et sa partie du littoral passant par Tabunsitac jusqu’à Miscou et Lamèque.

Je démonte mon campement, un adieu au petit chat, et me revoilà sur la route. J’irai dormir au camping de Lamèque pour 3 nuits. Une petite escapade de 200 km pour cette journée super ensoleillée et très humide. Je sais que le Parc national Kouchibouguac est sur ma route et qu’il y aura beaucoup de monde, je fais un choix difficile. Je n’y m’arrêterai pas, je planifie plutôt la petite route sauvage Four roads de 5 km en bord de mer.

Mais avant de m’y rendre, je compte bien immortaliser le Point Escuminac Lighthouse par le Chemin Escuminac Point. Ce phare fédéral toujours en service est aussi une station météorologique, construit en 1965 il a été inspiré de celui du Cap Forchu en N.É près de Yarmouth. Phare qui n’est pas accessible aux visiteurs et aucun employé sur place. En langue micmaque, Eskumunaak signifie lieu d’observation.

Pour y accéder, je dois quitter la route 117 pour prendre le petit chemin. Une distance de 9 km en forêt sur fond de sable à une vitesse tout au plus de 15 km/h. Je suis seule sur un chemin menant à un phare, dois-je me questionner, m’inquiéter? Dois-je revenir sur mes pas? C’est une première fois pour moi de parcourir autant de kilomètres à la recherche d’un phare. Je continue. Après 8 km, il y a un animal sur le chemin, un chien? non, un ours solitaire ou une maman protégeant ses petits cachés. Et là, je ne voudrais pas avoir une panne mécanique, oh non! L’ours fait un arrêt au milieu du chemin, me jette un regard, et moi aussi j’arrête la voiture, il est devant moi à quelques pieds seulement, puis la bête traverse le chemin et entre dans la forêt.

J’arrive au phare, pas très loin de l’endroit de ma rencontre avec l’ours. Une camionnette arrive derrière moi, c’est une jeune maman et son enfant d’à peine 8 ans. Elle me raconte avoir vu l’ours lorsque je me suis arrêtée plus tôt, un peu terrifiée je n’avais pas remarqué sa voiture derrière la mienne. Elle sort avec son enfant pour aller à la plage, hein! Pas pour moi, je prends ma photo du phare et remonte immédiatement dans la voiture pour retourner sur la route asphaltée où il y a de la civilisation. Le retour fut particulièrement malaisant, je pensais aussi à la maman et son enfant à la plage…

Ça s’est bien passé, ouf!! Le vent dans les cheveux, la musique, la route, je relax.

Direction l’Île-aux-foins à Lower Neguac, 96 km plus au nord. Encore un nom qui m’attire. Il y a un phare sur cette toute petite île de moins de 2 km dans toute sa longueur et on y accède par voie terrestre (isthme). D’abord construit en 1873 sur Crab Island, il a été déplacé sur une distance de 16 km jusqu’à l’Île-aux-foins en 1892. D’une île à l’autre, toute qu’une prouesse. Ce phare muncipal aux couleurs acadiennes est resplendissant et son feu est toujours en fonction, mais fermé pour une visite. Des moustiques, oh que oui! il y en a beaucoup trop, le taux d’humidité dans l’air semble les exciter.

Je reprends la route pour dîner chez M. & Mme Patate, un petit casse-coûte en bord de mer que j’ai déniché sur Google. Il est à une cinquantaine de km au nord. De plus, après ce dîner je prendrai la Four roads qui se trouve à ses côtés et dont j’ai hâte de rouler en voiture 5 km en bord de mer vers le sud et faire une halte sur la plage avec une bonne Corona avant de revenir au nord par ce même chemin. Que du plaisir à venir!

Le fish and chips est succulent. Je jase avec le proprio au sujet de la fameuse route dont je n’ai pas trouvé l’accès avant ce festin. Il m’annonce qu’elle a été détruite par une tempête. Ah bon!

Un petit cliché de la maisonnette particulière adjacente au casse-croûte et je repars sur la route me menant à mon prochain camping.

Suis heureuse de revenir aux Îles Miscou et Lamèque. Lors d’un road trip il y a plus de 20 ans, ces îles m’avaient plu. Que de bons souvenirs. J’arrive au camping vers les 17h. Je ne comprends pas du tout le plan du camping. Je tourne en rond à faire plus de 3 fois le tour de ce très grand camping sans jamais aperçevoir mon numéro de site. Personne ne sait où il se trouve. Je finis en vain par le trouver, caché au fond petit d’un sous-bois.

Je me réorganise pour monter à nouveau mon campement. La météo pour les 2 prochaines nuits s’annonce sans pluie sauf la dernière nuit. Je dois installer les toiles au cas à devoir tout démonter sous la pluie et que mon matériel soit trempé pendant le retour chez-moi. C’est beaucoup d’efforts physiques pour une seule personne. Ben oui, la Corona est bienvenue!! Après le démontage ce matin, la route et la chaleur et l’installation à nouveau, je suis épuisée.

Il y a une piscine à côté de mon campement. Une trempette en soirée, c’est divin et sous un ciel étoilé, je profite.

Ce camping ne fait pas parti de mes critères, étant beaucoup trop grand, la plage est minuscule et pas invitante pour la baignade et le bureau d’accueil est souvent fermé.

Il a tout de même un critère qui m’enthousiasme: le coucher de soleil est magnifique et la cueillette de couteaux de mer a été généreuse pour mes projets artistiques.

Jour 10 Road trip – Île Lamèque

Je divise mes 2 journées aux îles Lamèque et Miscou afin de profiter du calme et de la nature pour une journée à chaque île. Aujourd’hui je me promenerai à Lamèque seulement. Cette île offre 3 routes nord-sud. Pour en faire le tour côté mer à ma droite, soit la 305 de Ste-Marie à Pigeon Hill, la 113 au centre de l’île soit de Lamèque à Petit-Shippagan et la 313 de Petit-Shippagan à Lamèque. Ce trajet en entier est de 60 km aller-retour.

Je me suis levée tardivement ce matin, vers les 8 heures et un peu lasse. J’ai mal dormi, trop de bruits dans le camping, bébés qui pleurent, porte de VR qui claquent. Deux bons cafés cow-boy pour me réveiller, une lecture de ma carte routière, la préparation de mon itinéraire…je prendrai la route vers 10 heures.

Pour mon dîner, je fais un arrêt au Café boutique Aloha. Ambiance hawaïenne tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Excellent menu végétarien, une composition boutique-café très joliment organisée, et que dire du jardin-terrasse, sublime. De plus, les employées nous accueillent avec une gentillesse amicale fort appréciée!

La route est très belle et vraiment calme car peu de voitures. J’ai fait quelques arrêts d’observation de courtes durées pour les quelques plages ici et là, mais sans plus et je n’ai pas trouvé le phare Black Point.

Par contre le point culminant de mon itinéraire sur cette petite île est l’Église Ste-Cécile située à Petite-Rivière-de-l’Île sur la route 313. Je tiens à m’y recueillir et faire une prière pour mon défunt père décédé quelques mois plus tôt. Cette église centenaire et unique au monde nommée « église bonbon » est très particulière par son décor intérieur de style art naïf colorée de fresques aux tons pastels. On peut y lire plusieurs panneaux qui relatent l’inspiration artistique et religieuse des choix de son concepteur, le révérand Gérard d’Astous (1920-2000), et curé de la paroisse de 1966-1986. Un homme inspiré par les éléments comme la mer, la forêt, la terre, des objets symboliques comme les cloches, les notes de musique, et par la célébration de la joie et de la fête comme des ballons, des gâteaux de fête, chandelles…ainsi que le passage sur terre, le décès et l’accès au paradis. D’une grande sensibilité!!

Bien qu’elle attire des milliers de visiteurs chaque année, pendant mes 2 heures admiratives et contemplatives sur place, personne n’est entré. Ce moment bien à moi a été salutaire et j’en suis reconnaissante, émue. Merci la Vie!

Au retour en cette fin de journée très humide et chaude, je me suis arrêté au Parc écologique de la Péninsule acadienne. Halte migratoire pour plus de 270 espèces d’oiseaux, il y a aussi un Centre d’information touristique. Pour l’observation d’oiseaux sur sa petite passerelle de 0,5 km, j’y suis allée, mais la marche en milieux humides ne me tentait pas du tout, moustiques, humidité et chaleur ne sont pas mes alliés. Et de plus, mon huile à mouches est restée sur la table du camping. Ce type d’activité n’est pas pour tout le monde, un seul couple était sur place avec leurs jumelles et caméras. J’ai remarqué un parc éolien en arrière-plan du Parc écologique. J’ai tenté de m’y approcher, mais en vain. Je n’ai pas trouvé de routes ou d’informations, juste que ce parc éolien est en place depuis 2010.

Lamèque est reconnue et appréciée des kiteboarders pour la puissance des vents que ces passionnés convoitent. Plusieurs d’entre-eux se sont installés à mon camping. Je me suis rendue à la plage au bout du Chemin Pointe-Alexandre pour les observer. Je n’ai pas mesurer la foce du vent mais la marche a été un très bon indicateur de sa puissance. Je ne camperais pas ici.

J’ai fait un petit détour de 12 kilomètres aller-retour afin de me satisfaire de mon plat préféré, des tacos au Rodéo taco-bar que j’avais trouvé via Google. Malheur, le proprio m’avoue qu’en manque de personnel, la partie restauration est fermée. Bon. J’ai découvert alors sur mon retour le casse-croûte La P’tite Friture, dont leur excellent fish and chips (mon deuxième plat préféré) que j’ai savouré avec grande satisfaction.

La pénombre se pointe, j’irai admirer le soleil couchant sur la plage à 2 minutes de mon camping au bout du Chemin Gauvin.

Jour 11 Road trip – Île Miscou

Matin hâtif, lever à 5 heures a.m. Le soleil débute son lever. Ma Canon à l’épaule, je vais allez voir à la petite plage. Ohhhhlala. Il se lève derrière un banc de brume. Et que vois-je en arrière-plan, le parc éolien. Cette fois-ci les moustiques ne gagneront pas. Quel spectacle inattendu et paradisiaque. Avec trame sonore, le grand héron et des wawarons.

Je me sens pleine de soleil. Et hop! sur la route direction Miscou.

La pointe de l’Île Miscou (terres basses et humides) en langue micmaque est la partie la plus au sud des îles et à seulement 34 km de mon campement. Je prévois visiter le phare de Miscou et sa plage adjacente, et tous les petits chemins sur ma route qui mènent aux hameaux, anses, baies et plages de cette île et selon mon calcul cet itinéraire sera d’environ 150 kilomètres pour ma journée, L’Île Miscou contrairement à l’Île Lamèque n’a qu’une seule route du nord au sud.

Le pont de Miscou relie les deux îles depuis 1996. Long de 2 kilomètres, lorsque les voitures arrivent au sommet, aucun point de vue, c’est fantastique ce que l’effet du pont produit.

À Wilson Point, selon mes recherches et mes intérêts de découvertes, je pourrai découvrir l’Île aux trésors. Samuel de Champlain y a planté un drapeau en 1625, et plusieurs légendes de bateaux, pirates et trésors en font partie. Je n’ai pas trouvée l’île. Bon.

Après quelques petites routes ensablés ici et là, je me dirige au Phare de Miscou, construit en 1856, deuxième plus ancien phare du Golfe du St-Laurent après celui d’Escuminac. Accessible aux visiteurs, je n’ai pas la patience d’attendre en file, pas plus que de suivre à la queue leu leu tous ces visiteurs dans l’escalier du phare. Je me dirige à la maison du gardien devenu Café du Gardien. Décor épuré aux accents bord de mer, musique folk et excellente nourriture. Une salade et un dessert feront mon petit déjeuner.

Une marche au grand vent sur la superbe plage du phare. Il y a un fort ressac, je me trempe seulement les pieds durant ma promenade. À Miscou, 50% de la superficie de l’île appartient à des extracteurs de tourbe. Même en bord de mer on aperçoit les dunes noires de spaigne.

Je fais un arrêt gourmand à la boutique du phare, leur créme glacée est délicieuse.

Me voilà prête à me faire dorer au soleil. La plage de Miscou est à 12 km au nord. Elle est une des plus belle plage de l’atlantique. Entrée gratuite, tour d’observation, toilettes, douches et propreté des lieux absolue.

Vagues douces, eau turquoise, fond en sable, pas de ressac. Je m’y crois aux Caraïbes. Perfection.

Grand vent, mon parasol n’arrive pas à se tenir, malgré des ajouts de roches et morceaux de bois de plage. Le vent chaud, la mer chaude, tout va pour le mieux et bien sûr, deux Corona et deux bouteilles d’eau. Je suis totalement heureuse. Ma caméra est resté dans mon sac pour la protéger du sable.

Le soleil se couche dans moins d’une heure, comme je n’aime pas être sur la route à la noirceur, je retourne au camping via la 313 nord et la mer à ma droite. Le soleil couchant est éblouissant. Je l’admire et l’admire!

En arrivant à mon campement, je me suis fait littéralement attaquée par une armée de brûlots. Vite dans la tente, de toute façon je suis fatiguée et demain c’est le retour, j’ai une longue route.

Jour 12 Road trip – Bris mécanique

Ce retour à Québec sera de 700 km. Je tiens à passer par Caraquet et ses alentours. Il y a une fine pluie à mon réveil, je suis confortable avec ma toile sur mon campement. Je pourrai tout ranger au sec dans ma voiture. Je prévois être sur la route dès 7 heures. Tout démonté et rangé me prend environ 1 h 30.

Comme prévu, je suis dans les temps. J’arrive donc à Caraquet à 8h pile. Une lumière du tableau de bord clignote et une alarme retentit dans la voiture. J’immobilise immédiatement ma voiture, heureusement je suis au coin des deux axes pricipaux de Caraquet et à une station-service. Tout le prestone est au sol. M….

Après plus d’une dizaine d’appels de garages à Caraquet et aux alentours, personne ne peut la prendre en réparation, c’est la période des vacances. Je téléphone à un remorqueur indépendant qui prend ma voiture jusqu’à un garagiste spécilalisé en VTT. Ok, on verra. Eh bien, tombée en panne à un endroit sécuritaire, avoir un remorqueur qui connaît tout le monde et un garagiste qui comprend ma situation et qui s’y connaît en Volks. Diagnostic: pire pièce à changer sur une Jetta. 4 heures de démontage et 4 heures de remontage. Il faut aussi attendre la dite pièce venant d’Halifax. Cela pourra prendre 2 jours, comme 1 mois.

Je téléphone à mon garagiste à Québec qui prend en charge le trouble mécanique avec le garagiste d’Inkerman. Tout est officiel, il ne ferait pas mieux. Je peux faire confiance et attendre. Le gentil garagiste me reconduit au motel Brise marine à Shippagan, drôlement à 10 kilomètres de mon camping, je peux l’apercevoir de l’autre côté de la baie.

C’est long et platte dans un motel, il pleut. Je téléphone à ma mère lui disant que je resterai quelques jours de plus, parce que mon voyage est fort agréable. Je ne peux l’informer d’une panne mécanique, à 88 ans, c’est un peu trop!!

Jour 13 Road trip – Retour

Le lendemain matin (jour 13), le garagiste me téléphone pour m’annoncer la bonne nouvelle. Il a eu le temps de préparer ma voiture et la pièce est arrivée d’Halifax, elle sera prête vers 14h aujourd’hui.

La pluie a cessée. Un épais brouillard me ravive. Je me dirige à pied à 20 minutes de mon motel par la belle promenade de bois longeant la baie de Shippagan pour me rendre à l’Ancien phare de l’île Portage sur la presqu’île de Shippagan. Construit en 1869 et déménagé pièce par pièce en 1986. Ce qu’il est beau!!!

Il y a une petite boutique d’artisans à l’intérieur.

Voilà, l’appel du garagiste. Je vais chercher ma voiture comme prévu et reprends la route. Je ne fait jamais cela, tant de route à cette heure là. Je ne ferai pas d’arrêt à Caraquet, non plus. J’ai fait des recherches sur Internet, rien de disponible pour une autre nuitée.

Avec une pause essence et toilette, je serai sur l’autoroute 20 vers 18h30. Le reste de la route à la noirceur ne me dérange pas trop, je serai sur l’autoroute que je connais très bien. Merci à toutes les personnes qui m’ont aidée, même le motel n’avait pas de chambre et m’ont offert une chambre. Les Acadiens sont formidables, généreux et accueillants.

Donc, sur la route j’essaie tant bien que mal à ne pas penser à cette panne qui aurait pû survenir sur la route 108 sans accotement, à ma première journée là aussi avec un vilain orage, ou la petite route de sable du phare Escuminac avec l’ours. J’essaie de me réconforter en me disant que le garagiste avait fait un très bon travail.

Lorsque je termine la traversée du Pont de la Confédération, pont qui sépare le Nouveau-Brunswick et le Québec surplonbant la rivière Restigouche, une autre lumière au tableau de bord se met à clignoter. Il est 16h30. Le garage d’Inkerman est fermé, par chance celui de Québec me répond et me réconforte, l’ordinateur aura simplement besoin d’une mise à jour à mon retour à Québec. Quand même rassurée mais pas plus.

Puis j’entre dans la Vallée de la Matapédia, un féroce orage ajoute une noirceur comme en pleine nuit. Julie, tout va bien!!

Et la pluie ne s’arrête pas du tout sur la route du retour. Suis arrivée enfin chez-moi vers 22h30.

Lors de ma visite au garage de Québec, on a compris que la lumière qui clignotait signifiait que le maître cylindre (frein) était brisé. Puis-je croire que ma prière à mon père et la bénédiction de sa voiture (leg la veille de son décès) à l’Église de Ste-Cécile avaient été entendues et m’avaient protégée du pire….

Road trip de 2500 kilomètres remplit de sensations, de couleurs et d’Acadiens formidables!!

Toute la Route du littoral Acadien est identifiée par ce stimulant logo.

La Route du littoral Acadien cumule 750 kilomètres du sud au nord. Les changements des numéros de routes sont réguliers, elle emprunte entres autres les autoroutes 11-15-16, les routes secondaires 113-117-134-150-505. Suivez les pancartes de l’étoile Acadienne rouge et vous serez sur la Route du littoral.

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