– L’itinéraire –

Partant de Québec, je passerai par la vertigineuse Skyline Drive en Virginie et ferai la rencontre de milliers de cerfs sauvages.

Je longerai la belle Atlantique et ses majestueux levers du soleil pour y découvrir des petites îles.

La belle Atlantique me mènera jusque dans les Keys en empruntant le Seven Mile Bridge sur la Overseas Highway.

Puis, cap à l’Ouest par les Everglades où je partirai à la découverte d’une luxuriante flore et d’oiseaux colorés et d’alligators imprévisibles.

En longeant le bord de mer du Golf du Mexique, j’entreprendrai ce qui deviendra ma passion à vie: la cueillette et l’identification de splendides coquillages.

Mais voilà que le bris de la direction des roues avant et le bris de la porte coulissante de mon vieux West, imposeront un arrêt au garage.  Quelques jours plus tard, le vieux West chaussé de pneus d’été quittera la Floride ensevelie sous une couche de plusieurs centimètres de neige.

Ce sera un Noël sous les -5° C à la Nouvelle Orléans.  Une altercation survenue dans la nuit avec la police du « county »,  me poussera à quitter les bayous de la Louisiane et son haut taux de criminalité et son indescriptible racisme.

Grand bonheur ! la chaleur nous invite à nouveau aux abords du Golf du Mexique, le vieux West aura fière allure campé sur la plage de 116 km de long, à Padre Island National Seashore, Texas.

Prochaine destination, le grand vide des déserts du Big Ben National Park au Texas et ma périlleuse traversée du Rio Grande, les ranchs de véritables cowboys, les roadrunners et les habitations abandonnées.

El Paso « le triangle Texans » où se joignent les états du Texas, du Nouveau-Mexique et du Mexique, c’est là que je goûterai toute la richesse des mélanges culinaires indiens, mexicains et texans, miam miam !

Arizona la magnifique et Nogales city où la douane peine à contrôler le passage des mexicains à la recherche d’une vie meilleure.

Passage par Las Vegas et le redoutable barrage Hoover et l’emblématique Death Valley en Californie où le vieux West manquera de frein à la nuit noire lors de sa descente du haut de ses 4421 mètres.

Ha ! la Californie et San Francisco avec ses rues en colline. Je ne sais du vieux West, si c’est l’embrayage qui me terrifie le plus entre le fait de réussir à gravir ces « montagnes russes urbaines » et de l’immobiliser en plein milieu de la colline en attendant le feu vert et de repartir sans reculer et ou bien si ce sont ses freins usés dans la Death Valley qui ne pourront peut-être pas ralentir le camper suffisamment lors des descentes et de ce fait, l’arrêter aux intersections …

C’est sur la Pacifique 1, route mythique des bohèmes, des couchers du soleil que le vieux West se confondra avec les siens.

Un court arrêt au Mount St. Helens dans l’état de Washington me rappellera que la neige et le froid seront de retour déjà et nous rappeleront que le vieux West ne possède pas de chaufferette.

Et arrivera le jour du passage au Canada par la riche ville de Vancouver. Monsieur Jacques Languirand et son heure 11 h 11 m’accompagnera joyeusement lors de cette transition francophone.

Les plaines de l’Ouest canadien et ses vents persistants imposeront une force permanente aux bras afin de maintenir constamment le large volant du vieux West en ligne droite sur la route transcanadienne.

Un itinéraire de 20,000 km en 6 mois ! C’est le vieux West aux U.S.A !

Vieux west